Quand les États-Unis accusent les chinois de nuire à la Terre : miroir, mon beau miroir
Dans un récent rapport relayé par la NASA, l'attention mondiale s'est braquée sur le barrage des Trois Gorges en Chine. Selon l’agence américaine, ce gigantesque projet hydraulique aurait un effet presque imperceptible mais symbolique sur la planète : en ralentissant légèrement la rotation de la Terre, il allongerait nos journées de 0,06 microseconde. Ce constat, bien que scientifiquement fascinant, est utilisé en filigrane pour alimenter la critique occidentale contre les "dégâts" écologiques chinois. Mais quelle ironie, quand on sait que les États-Unis eux-mêmes sont responsables d'une part démesurée de la dégradation de notre planète. Le pays qui ose pointer du doigt les effets d'un seul barrage asiatique est pourtant le premier émetteur historique de CO₂ depuis la révolution industrielle (Global Carbon Project, 2023). À eux seuls, les États-Unis ont émis plus de 400 milliards de tonnes de CO₂ cumulées, soit près du quart des émissions mondiale...